Tu'aro ma'ohi (sports traditionnels)-Heiva i Tahiti

Cliquez sur l'image de votre choix pour atteindre la page diaporama

Décorticage de coco (coprah)

Grimper de cocotier

Lancer de javelot

Lever de pierre


Course de porteurs de fruits - tane

Course de porteuses de fruits - vahine


Chaque 14 juillet, le musée de Tahiti et des îles accueille la compétition de tu’aro mao’hi (sports traditionnels polynésiens) du Heiva i tahiti dans ses jardins, au bord du lagon. Environ 500 athlètes de tous les archipels, tane comme vahine, s’affrontent durant toute la journée, après des mois de préparation, pour le titre le plus prestigieux de l’année. Il n’est pas rare ainsi de voir débarquer des familles entières des atolls éloignés des Tuamotu ou des iles des Gambier et des Marquises. Depuis 2015, des sportifs de Hawaii, Rapa Nui (île de Pâques), Nouvelle-Calédonie, des Samoa, des îles Cook et même de San Diego sont invités pour donner une plus grande envergure, sur l’ensemble du Pacifique?

Les quatre sports sont le lancer de javelot, le lever de pierre, le grimper de cocotier et le décorticage de coco (ou préparation du coprah), le 14 juillet.

Les courses de porteurs de fruits, sont quant à elle, organisées quelques jours plus tard dans les jardins de Paofai à Papeete.

Il s’agit en fait de gestes quotidiens de la vie polynésienne d’autrefois qui sont devenus des sports.

Javelot (patia fa) : le javelot était autrefois une arme de guerre très utilisée dans les conflits entre clans mais aussi une façon de chasser les oiseaux. C’est cette pratique qui a été gardée pour devenir un sport.

les équipes sont composées de 5 vétérans et 3 jeunes. Chaque sportif a droit à 10 javelots, le but est d'atteindre une noix de coco plantée sur un mat à 9.5 m de haut. Les concurrents sont placés sur un arc de cercle éloigné de 22m de la cible. Ils ont 7 minutes pour essayer de placer la flèche le plus haut possible sur la noix de coco.

le lever de pierre :

Ce sport vient de l’île de Rurutu (Australes). Il se pratiquait lors des tours de l’île (fa’ati), le 1er janvier, pour célébrer le passage à la nouvelle année. C’était une façon pour les hommes de montrer elurs forces aux jeunes femmes et entamer leur travail de séduction.

Aujourd’hui, l'épreuve consiste à soulever une pierre du sol jusque sur l'épaule, en la stabilisant quelques secondes en la tenant seulement d'une main. Les pierres vont de 65 à 150 kg, dans un concours ouvert aux hommes comme aux femmes.

C’est le tua’ro mao’hi le plus spectaculaire et le plus prisé par le grand public.

la préparation du coprah (pa’aro ha’an) et le grimper de cocotier : ces deux épreuves sont liées même si les concurrents ne sont pas obligés de s’y inscrire ensemble. Il s’agit tout simplement de préparer le coprah, l’un des secteurs économiques les plus importants des îles. Il faut donc d’abord faire tomber la coco en allant la chercher en hauteur, puis de la décortiquer avant de la mettre au séchage.

Pour le grimper de cocotier, il s’agit de monter le plus vite possible jusqu’à un repère fixé par les organisateurs.

Dcorticage de coco : l’épreuve consiste à ouvrir, en un minimum, 50 à 150 noix de cocos entières, à en extraire entièrement la pulpe, à la stocker dans le sac prévu à cet effet et à nettoyer son espace de travail.

La course de porteurs de fruits : autrefois, les agriculteurs transportaient leurs fruits et féculents (ignames) en les attachant sur un morceau de bois. La tradition continue à Punaauia pour la cueillette des ornages en juin dans la vallée de la Punaruu. Mais c’est sur l’île de Taha’a que le premier concours de ce type a vu le jour.

Aujourd’hui, la course des porteurs de fruits consiste à transporter une charge de produits agricoles sur un parcours d’une distance de 1 000 à 1 300 mètres pour les hommes, et de 800 à 1 100 mètres pour les femmes. Il existe six types de course selon la catégorie et l’âge, avec des poids allant de 15 à 510 kg, sans oublier la course aux flambeaux et la course de relais.

Un concours de navigation ancestrale, avec des pirogues à voiles, a lieu également fin juillet dans la baie de Matavai. Elle perpétue un mode de navigation peu utilisée aujourd’hui mais qui renait actuellement à Fakarava.

(source : Hiro’a n°82).